La réponse courte : un CV de développeur junior tient sur une page, annonce un poste précis (back-end, front-end, full-stack, data…), met les compétences techniques en évidence, remplace l’expérience manquante par des stages et des projets vérifiables (GitHub, portfolio) et reste sobre : il sera lu par un outil de tri avant un humain. Diplômé, reconverti, autodidacte ? Voici ce que regardent réellement les recruteurs tech, et comment construire votre CV rubrique par rubrique.
Avant de foncer tête baissée sur la forme de votre CV, il est essentiel de s’intéresser au fond et à ce que recherche un recruteur, CTO, chasseur de têtes, RH ou CEO. Qu’attend-il d’un développeur junior ? Que va-t-il juger ?
On ne peut évidemment pas juger un développeur débutant de la même manière qu’un développeur expérimenté. Un employeur intelligent s’intéressera donc plutôt aux points suivants :
Dites-vous que le recrutement d’un développeur junior est un investissement sur le long terme pour une entreprise, car il doit être formé avant d’être 100 % opérationnel. C’est un pari sur l’avenir, qui demande du temps et des ressources en interne.
Voici par exemple le genre de questions qu’un recruteur se posera :
Votre CV doit donc refléter vos compétences, mais aussi votre état d’esprit. Au regard de tous ces éléments, analysez vos propres forces et faiblesses : formation, parcours, expérience, compétences… Remédiez tant que possible aux « défauts » de votre future candidature (en demandant par exemple des recommandations à d’anciens formateurs, en vous créant un profil GitHub…) et pensez à la façon dont vous pourriez mettre en avant vos forces, tout en restant le plus honnête possible.
L’ordre compte : un recruteur lit de haut en bas et décide en quelques dizaines de secondes s’il poursuit. Pour un profil junior, la structure qui fonctionne le mieux est la suivante :
Si vous visez le développement web, écrivez-le tel quel : « développeur web junior » ou « développeur front-end » dans l’en-tête, avec les technologies exactes (JavaScript, TypeScript, React, Vue, Node.js…). C’est ce qu’un recruteur tape dans son outil de recherche, et ce que l’annonce mentionne. Les fiches métiers Développeur web, Développeur front-end et Développeur back-end détaillent les compétences attendues et les salaires 2026 pour situer votre demande.
C’est l’avantage du métier : un développeur junior peut prouver ce qu’il sait faire, là où d’autres débutants ne peuvent que l’affirmer. Un lien GitHub n’a pourtant de valeur que si ce qu’on y trouve est lisible :
La plupart des entreprises et des cabinets utilisent aujourd’hui un logiciel de suivi des candidatures et, de plus en plus, des outils d’analyse assistés par l’IA pour trier les CV avant lecture humaine. Chez Anakine, l’analyse est assistée par un outil et la décision reste humaine — mais votre CV doit d’abord être correctement lu. Quelques règles simples :
Vous avez le droit d’être informé de l’usage d’outils automatisés dans le traitement de votre candidature et de demander un examen humain ; les entreprises sérieuses le précisent dans leur politique de confidentialité, comme la nôtre.
Que ce soit sur votre CV ou votre profil en ligne (LinkedIn, portfolio, site perso…), vous ferez la différence avec un contenu pertinent, clair et efficace — et un design soigné. Les points essentiels :
Faites un choix et notez-le clairement en haut de votre CV : visez-vous un poste de « développeur fullstack », « développeur back-end », « développeur front-end » ? Sur JavaScript, Java, Python, PHP, Go… ? En sortant de formation, on est souvent tenté d’élargir le champ des possibles. C’est une erreur : un recruteur recherche principalement une ou deux compétences précises. La grande polyvalence est un atout, mais assez rarement un type de poste.
« Formation », « Expérience professionnelle » et « Compétences techniques » sont les 3 incontournables, qui peuvent être complétées par « hobbies » ou « projets personnels » — un gros plus lorsqu’on est junior.
Formation : mentionnez la date de votre diplôme, certification ou fin d’études, la nature de vos cours, votre parcours (classique, pro, apprentissage), le rythme de l’alternance éventuelle, s’il s’agissait de cours du soir, d’une formation intensive ou étalée…
Expériences professionnelles : c’est souvent le hic — vous n’avez pas encore d’expérience pro, mais on vous en demande ! Mettez surtout en avant vos stages, en précisant à chaque fois les technos utilisées et les sujets techniques travaillés. Soyez concis et priorisez : votre stage de collège n’a pas sa place, ni les jobs d’été sans rapport avec l’informatique. Soyez précis dans les dates (au moins au mois près) et facilitez la vie du lecteur en ajoutant directement la durée de chaque expérience (« 6 mois »).
Compétences techniques : c’est ce qui doit sauter aux yeux. Un recruteur cherchera à savoir rapidement quelles technologies vous maîtrisez le mieux. Soyez synthétique : un CV de développeur junior avec plus d’une dizaine de compétences techniques est louche — on ne peut pas tout maîtriser lorsqu’on débute. Mettez en avant les technologies sur lesquelles vous avez le plus travaillé (pro, perso ou formation), puis listez les compétences secondaires en vous limitant. Une estimation de votre niveau peut être appréciée, surtout pour comparer votre maîtrise d’une technologie par rapport à une autre.
Un CV de développeur junior devrait idéalement tenir sur une page. Il doit être clair et aéré. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, un CV de forme classique et simple est souvent le meilleur choix ! Évitez les designs farfelus, le trop-plein de couleurs, les images énormes et les typos trop originales. Si vous visez un poste côté front ou UX/UI design, la forme compte davantage — sans en faire trop : un CV est fait pour informer, son design ne doit pas le desservir.
Un recruteur doit trouver rapidement toutes les informations qu’il recherche. Vous serez peut-être le trentième CV de sa matinée : faites simple et efficace. Et n’oubliez pas que c’est aussi (et surtout) votre investissement dans votre recherche d’emploi qui fera la différence : postez votre CV en ligne, démarchez avec intelligence les RH et opérationnels qui recrutent, répondez aux annonces pertinentes. Votre objectif est désormais de décrocher un entretien et de le réussir (voici nos conseils pour réussir votre entretien d’embauche). Que la force soit avec vous !
Une fois le CV prêt, l’étape suivante se prépare aussi : voir Réussir son entretien d’embauche tech.
Un CV de développeur doit-il tenir sur une page ?
Pour un junior, oui. Une seconde page se justifie à partir de plusieurs expériences significatives, généralement après quatre ou cinq ans de métier.
Faut-il mettre une photo sur un CV de développeur ?
Elle n’est pas attendue dans la tech et n’apporte rien à l’évaluation. Si vous en mettez une, petite, sobre et professionnelle. Beaucoup de recruteurs préfèrent qu’il n’y en ait pas, pour limiter les biais.
Comment faire un CV de développeur sans expérience professionnelle ?
Remplacez la rubrique « Expérience » par « Projets » et traitez-les comme des expériences : durée, contexte, votre rôle, technologies, résultat, lien vers le code. Un projet déployé et documenté compte réellement pour un recruteur tech.
Faut-il rédiger son CV de développeur en anglais ?
En français pour une entreprise française, sauf si l’annonce est en anglais ou si l’équipe est internationale — dans ce cas, préparez les deux versions. Les intitulés techniques restent en anglais dans les deux cas.
Décrivez-nous le poste idéal : un chasseur de têtes revient vers vous dès qu’une mission correspond — en toute confidentialité.
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