Vous avez trouvé un nouveau poste ou vous en convoitez un en particulier ? Si vous êtes en CDI, il va falloir quitter votre job actuel de la bonne façon. Voici les 5 étapes à suivre pour bien démissionner sans prendre de risques — au point qu’on se souviendra de vous en bien.
Il est loin le temps où l’on restait toute une vie dans la même société. Il est aujourd’hui normal de changer régulièrement de poste, tous les 3-4 ans en moyenne. Vous avez donc parfaitement le droit de garder un œil sur les autres opportunités et d’en saisir une au vol.
Si tel est le cas, ne mettez pas la charrue avant les bœufs. Même si le poste vous semble acquis après une série d’entretiens, tout peut encore arriver. Assurez-vous, avant de démissionner, de détenir un document écrit qui garantit votre futur emploi : une promesse d’embauche (même sous forme d’e-mail) ou un engagement écrit du futur employeur, avec un contrat à la clé.
Avant d’annoncer votre intention de démissionner, relisez minutieusement votre contrat de travail pour éviter les mauvaises surprises. Celui-ci indique la durée de préavis et les clauses particulières auxquelles il faut faire très attention, comme la clause de non-concurrence : elle peut vous empêcher de réaliser des missions similaires chez une entreprise du même secteur, ou à votre compte si vous devenez freelance.
La durée de préavis peut être négociée avec l’entreprise (voir « Démission : comment négocier son préavis ? »). Trouver un terrain d’entente peut être avantageux pour les deux parties. Certaines entreprises dispensent aussi les démissionnaires de préavis, par exemple :
La loi n’oblige pas à formaliser par écrit sa volonté de démissionner. Cependant, garder une trace écrite lui donne du poids, en cas de conflit avec votre employeur principalement. Envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception, ou remettez-la en main propre.
Les éléments de base à faire figurer, en plus de votre identité :
Mais ne faites pas figurer : les raisons de votre départ. Vous n’avez pas à motiver votre démission. Cela ne doit pas vous empêcher de négocier ensuite votre départ de vive voix, notamment financièrement s’il est consécutif à des difficultés de l’entreprise.
Bien annoncer sa démission : mettez-y les formes et n’ébruitez pas la nouvelle parmi vos collègues avant d’avoir prévenu votre manager direct en priorité. Vous devrez ensuite en informer votre direction ou votre service RH. Que vous partiez avec des rancœurs ou un pincement au cœur, privilégiez la discussion : votre décision ne doit pas être remise en cause, mais elle ne doit pas non plus se transformer en conflit. N’hésitez pas à faire part de votre ressenti objectif.
S’assurer de la bonne prise en compte : il arrive qu’une démission ne soit pas prise au sérieux — vous n’avez pas eu de retour de votre employeur, ou l’information n’a pas été entendue. Pour éviter cela, préférez une lettre recommandée datée ou une remise en main propre, après avoir prévenu oralement votre hiérarchie.
Les entreprises l’ont bien compris en organisant l’offboarding après l’onboarding : elles soignent désormais autant les départs que les arrivées. Pour une raison simple : rien ne dit que tôt ou tard vous ne reviendrez pas sur vos pas.
Et cela vaut dans les deux sens : dans la tech comme ailleurs, le monde est petit. Vous n’êtes pas à l’abri de recroiser votre manager quelques années plus tard. L’image laissée tout au long de votre contrat et lors de votre départ peut avoir une incidence sur la suite de votre carrière.
Démissionner demande d’y mettre les formes et de ne surtout pas partir comme un voleur. Sans jouer une partition hypocrite si votre expérience a été difficile, partez de la manière la plus sereine possible. Sans oublier de négocier !
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